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Albert-Émile Sorel (1876–1938

1. Deutsche Auktionsbeschreibung Albert-Émile Sorel (1876–1938, französischer Romancier und Sohn des berühmten Historikers Albert Sorel) – Konvolut von 5 eigenhändigen Briefen (1904–1905) • Objekt: Ein in sich geschlossenes und thematisch hochinteressantes Konvolut aus 5 eigenhändigen Briefen von Albert-Émile Sorel (dem Sohn des großen Historikers und Akademikers Albert Sorel, der 1906 verstarb), verfasst zwischen Mai 1904 und März 1905 in Paris. Die Briefe zeigen ein facettenreiches Spektrum an Signaturen (teils mit dem vollen Doppelnamen „Albert-Emile Sorel“, teils flüchtiger nur mit „Albert Sorel“ oder Initialen). • Inhalt & Bedeutung: Die Korrespondenz gewährt einen lebendigen Einblick in den literarischen Alltag und das Pariser Fin de Siècle. Sie dokumentieren Sorels schriftstellerische Anfänge und Romanprojekte, darunter die Verhandlungen und Vorbereitungen für Veröffentlichungen bei der einflussreichen Tageszeitung Le Gaulois (unter Einbindung des Chefredakteurs Arthur Meyer), literarische Rückmeldungen und Besprechungen (u. a. zu Werken von Daniel Lesueur), gesellschaftliche Verpflichtungen im Kreis von Madame Lapanze sowie Empfehlungen für befreundete Künstler (wie die Unterstützung für den Marinemaler Léon Leclerc zur Aufnahme in die Société des artistes français). • Erhaltung: Sehr guter, sammelwürdiger Zustand mit den für den Verfasser charakteristischen, fließenden und eleganten Handschriften. 2. English Auction Description Albert-Émile Sorel (1876–1938, French Novelist and Son of the Renowned Historian Albert Sorel) – Lot of 5 Autograph Letters (1904–1905) • Item: A cohesive and historically engaging lot consisting of 5 autograph letters by Albert-Émile Sorel (son of the prominent historian and academician Albert Sorel, who passed away in 1906), written in Paris between May 1904 and March 1905. The letters feature a diverse range of signatures (partly using his full compound name "Albert-Emile Sorel", partly more casually signed "Albert Sorel" or with initials). • Content & Significance: This correspondence offers a vivid glimpse into the literary everyday life and Parisian Fin de Siècle. They document Sorel's early literary steps and novel projects, including negotiations and preparations for publications in the influential daily newspaper Le Gaulois (involving editor-in-chief Arthur Meyer), literary reviews and feedback (such as works by Daniel Lesueur), social engagements within the circle of Madame Lapanze, and artistic recommendations (such as supporting marine painter Léon Leclerc for admission to the Société des artistes français). • Condition: Very good collector's condition featuring the author's characteristic, fluent, and elegant handwriting. 3. Description de la Vente (Français) Albert-Émile Sorel (1876–1938, Romancier Français et Fils du Célèbre Historien Albert Sorel) – Lot de 5 Lettres Autographes (1904–1905) • Objet: Un lot cohérent et hautement captivant de 5 lettres autographes d'Albert-Émile Sorel (fils du grand historien et académicien Albert Sorel, décédé en 1906), rédigées à Paris entre mai 1904 et mars 1905. Les lettres présentent des signatures variées (tantôt avec son nom composé complet « Albert-Emile Sorel », tantôt de manière plus cursive sous la simple signature « Albert Sorel » ou ses initiales). • Contenu et Portée : Cette correspondance offre un aperçu vivant de la vie littéraire quotidienne et du Fin de Siècle parisien. Elles documentent les débuts littéraires et les projets de romans de Sorel, notamment les négociations et préparatifs pour des parutions dans le quotidien influent Le Gaulois (en lien avec le rédacteur en chef Arthur Meyer), des critiques et retours littéraires (notamment sur des œuvres de Daniel Lesueur), des obligations mondaines dans le cercle de Madame Lapanze, ainsi que des recommandations artistiques (comme le soutien au peintre de marine Léon Leclerc pour son admission à la Société des artistes français). • État : Très bon état de collection, arborant l'écriture fluide et élégante caractéristique de l'auteur. Anhang: Dreisprachige Transkriptionen / Appendice : Transcriptions trilingues / Anhang: Trilingual Transcriptions (Hinweis: Die nachfolgenden Originaltexte im französischen Original sowie deren exakte Übersetzungen ins Deutsche und Englische decken alle 5 Dokumente des Konvoluts ab.) A. Originale Transkription (Français) 1. Lettre du 13 mai 1904 : Cher monsieur, C'est avec un vif plaisir que je me rendrai à votre aimable invitation pour le 21. J'espère beaucoup que rien n'empêchera ma femme de m'accompagner ; quant à mon père, il sort très peu, mais j'essayerai d'obtenir de lui que, pour cette fois, il fasse exception à la règle. Je compte vous apporter incessamment le projet de roman, dont nous avions parlé. Veuillez dire à Mme Lapanze, en lui présentant mes respects, combien je suis sensible à la bienveillance de Daniel Lesueur. Je suis très heureux que mon petit article ne lui ait pas déplu. Croyez, cher monsieur, à mon confraternel et amical dévouement Albert-Emile Sorel le 13 mai 1904. 2. Lettre du 19 mai 1904 : Madame, Je ne veux pas attendre samedi soir pour vous dire combien je suis sensible à la lettre que vous me faites l'honneur de m'écrire. Je suis très heureux que mon article sur votre beau livre, Le Cœur chemine, ne vous ait pas déplu ; quant au jugement que vous voulez bien porter sur mon petit roman, vous devinez que j'y suis infiniment sensible : je tâcherai de vous exprimer moins mal mon sentiment de vive-voix. Ma femme me prie de vous exprimer ses pensées de sympathie qu'elle a ressenties, en vous lisant, et elle m'accompagnera samedi soir, très désireuse de vous connaître. Faut-il vous parler de mon amitié pour votre mari ? Vous devez savoir ce que mes débuts lui doivent d'affectueuse gratitude... Croyez, je vous prie, madame, à mon respectueux dévouement Albert-Emile Sorel le 19 mai 1904. 3. Lettre du 20 mai 1904 : Cher monsieur et ami, il faut que je réclame toute votre indulgence. Je m'aperçois, à l'instant, que depuis longtemps déjà, nous avions accepté, ma femme et moi, une invitation pour demain soir. J'ai répondu avec tant de plaisir à votre lettre, que j'en oubliai notre engagement antérieur : pardonnez à ma distraction. Nous autorisez-vous si, par hasard, nous pouvons dans la soirée – pas trop tard – nous rendre libres de passer quelques instants chez vous ? Ou bien – vous m'avez dit, très aimablement, que madame Lapanze et vous recevez les trois premiers samedis de chaque mois – voulez-vous que nous remettions cette visite à une autre date ? En vérité, je suis confus et si on m'adresse des reproches, qui, je vous assure, s'ajoutent durement à mes très vifs regrets. Il faut, cependant, que je vous demande d'être l'interprète de ma confusion auprès de madame Lapanze. Assurez la, du moins, avec les pensées de sympathie de ma femme, de mes sentiments très respectueux et croyez, cher monsieur, à ma jeune amitié très dévouée. Albert Sorel P. S. Puis-je commencer à écrire le roman du Gaulois, dont vous voulez bien parler à M. A. Meyer ? A.S. le 20 mai 1904. 4. Lettre du 4 juin 1904 : Paris, 4 juin 1904. Cher monsieur, à l'instant, je trouve votre lettre et je souhaiterais pouvoir aller, dès ce soir, vous en remercier de vive-voix ; puisqu'en suis empêché, que ce petit mot vous dise très vite combien je suis sensible à la façon dont vous m'annoncez cette nouvelle, si importante pour moi, vous le savez. Vous parler de ma gratitude vous importerait ; je préfère finir ce roman avec une attention qui me rendra digne de la confiance que vous m'avez témoignée. Un de ces soirs – lundi, sans doute – je viendrai vous voir au Gaulois et je compte bien dans quinzaine – le troisième samedi du mois – présenter mes respects à madame Lapanze : veuillez les lui transmettre. Permettez-moi de vous demander – sans indiscrétion, j'espère – de m'appeler, comme dans les lettres précédentes que vous m'avez écrites, "cher ami" ; le "cher monsieur" m'inquiète... Croyez à mon sincère et très amical dévouement Albert-Emile Sorel 5. Lettre du 17 mars 1905 (Paris, 47 rue de Vaugirard) : Paris, 17 mars 1905 47 rue de Vaugirard Monsieur et cher collaborateur, Vous êtes si obligeant pour les miens et pour moi, que je recours à votre bonne disposition en faveur de l'un de mes amis. C'est un jeune peintre de marine, mon compatriote, à qui je trouve beaucoup de talent, mais qui est bien peu connu à Paris. Il se nomme Léon Leclerc, il présente des toiles, et vous me feriez un très grand plaisir si vous pouviez appuyer sa candidature. Il s'agit de la Société des artistes français. Merci de tout ce que vous voudrez bien faire si ma demande ne vous semble pas trop indiscrète. Albert Sorel B. Deutsche Übersetzung 1. Brief vom 13. Mai 1904: Lieber Herr, mit großem Vergnügen werde ich Ihrer freundlichen Einladung für den 21. Folge leisten. Ich hoffe sehr, dass nichts meine Frau daran hindert, mich zu begleiten; was meinen Vater betrifft, so geht er sehr selten aus, aber ich werde versuchen zu erreichen, dass er für dieses Mal eine Ausnahme von der Regel macht. Ich gedenke, Ihnen demnächst das Romanprojekt zu bringen, von dem wir gesprochen hatten. Bitte richten Sie Mme Lapanze unter Ausrichtung meiner Grüße aus, wie sehr ich das Wohlwollen von Daniel Lesueur zu schätzen weiß. Ich freue mich sehr, dass mein kleiner Artikel ihr missfallen hat [bzw. nicht missfallen hat]. Seien Sie, lieber Herr, versichert meiner kollegialen und freundschaftlichen Ergebenheit. Albert-Emile Sorel 13. Mai 1904. 2. Brief vom 19. Mai 1904: Sehr geehrte Frau, ich möchte nicht bis Samstagabend warten, um Ihnen zu sagen, wie sehr mich der Brief berührt, den Sie mir zu schreiben die Ehre hatten. Ich freue mich sehr, dass Ihnen mein Artikel über Ihr schönes Buch „Le Cœur chemine“ nicht missfallen hat; was das Urteil betrifft, das Sie über meinen kleinen Roman zu fällen geruhen, so ahnen Sie, dass mich das unendlich berührt: Ich werde versuchen, Ihnen mein Gefühl mündlich etwas besser auszudrücken. Meine Frau bittet mich, Ihnen ihre sympathischen Gedanken zu übermitteln, die sie bei der Lektüre empfand, und sie wird mich am Samstagabend begleiten, da sie Sie sehr gerne kennenlernen möchte. Muss ich Ihnen von meiner Freundschaft zu Ihrem Mann sprechen? Sie müssen wissen, was meine Anfänge ihm an liebevoller Dankbarkeit schulden... Bitte glauben Sie, gnädige Frau, an meine respektvolle Ergebenheit. Albert-Emile Sorel 19. Mai 1904. 3. Brief vom 20. Mai 1904: Lieber Herr und Freund, ich muss Sie um all Ihre Nachsicht bitten. Ich merke gerade, dass wir, meine Frau und ich, schon lange eine Einladung für morgen Abend angenommen hatten. Ich habe auf Ihren Brief mit so viel Freude geantwortet, dass ich darüber unsere frühere Verabredung vergaß: Verzeihen Sie meine Zerstreutheit. Erlauben Sie uns, falls wir uns heute Abend – nicht zu spät – freimachen können, ein paar Augenblicke bei Ihnen vorbeizuschauen? Oder aber – Sie sagten mir sehr freundlicherweise, dass Mme Lapanze und Sie an den ersten drei Samstagen eines jeden Monats empfangen – wollen Sie, dass wir diesen Besuch auf einen anderen Termin verschieben? Wahrlich, ich bin beschämt, und sollte man mir Vorwürfe machen, so fügen diese sich, versichere ich Ihnen, hart zu meinem ohnehin großen Bedauern hinzu. Ich muss Sie jedoch bitten, bei Mme Lapanze der Dolmetscher meiner Verwirrung zu sein. Versichern Sie ihr zumindest, verbunden mit den sympathischen Grüßen meiner Frau, meine sehr respektvollen Gefühle und glauben Sie, lieber Herr, an meine junges, sehr ergegebene Freundschaft. Albert Sorel P. S. Darf ich beginnen, den Roman für den Gaulois zu schreiben, über den Sie mit M. A. Meyer zu sprechen die Güte hatten? A.S. 20. Mai 1904. 4. Brief vom 4. Juni 1904: Paris, 4. Juni 1904. Lieber Herr, ich finde soeben Ihren Brief und wünschte, ich könnte noch heute Abend hingehen, um Ihnen persönlich dafür zu danken; da mir dies verwehrt ist, soll Ihnen diese kleine Notiz schnell sagen, wie sehr mich die Art berührt, wie Sie mir diese Neuigkeit ankündigen, die für mich, wie Sie wissen, so wichtig ist. Ihnen von meiner Dankbarkeit zu sprechen, würde Ihnen beschwerlich fallen; ich ziehe es vor, diesen Roman mit einer Sorgfalt zu beenden, die mich des Vertrauens würdig macht, das Sie mir entgegengebracht haben. Einen dieser Abende – Montag gewiss – werde ich Sie im „Gaulois“ besuchen, und ich rechne fest damit, in vierzehn Tagen – am dritten Samstag des Monats – Mme Lapanze meine Aufwartung zu machen: bitte übermitteln Sie ihr meine Grüße. Erlauben Sie mir – ohne Indiskretion, wie ich hoffe –, mich wie in Ihren früheren Briefen „cher ami“ zu nennen; das „cher monsieur“ beunruhigt mich... Glauben Sie an meine aufrichtige und sehr freundschaftliche Ergebenheit. Albert-Emile Sorel 5. Brief vom 17. März 1905: Paris, 17. März 1905 47 rue de Vaugirard Sehr geehrter Herr und lieber Mitarbeiter, Sie sind den Meinen und mir gegenüber so zuvorkommend, dass ich mich in guter Hoffnung an Sie wende zugunsten eines meiner Freunde. Es ist ein junger Marinemaler, mein Landsmann, in dem ich viel Talent sehe, der aber in Paris noch sehr wenig bekannt ist. Er heißt Léon Leclerc, er stellt Bilder aus, und Sie würden mir eine sehr große Freude bereiten, wenn Sie seine Bewerbung unterstützen könnten. Es handelt sich um die Société des artistes français. Vielen Dank für alles, was Sie tun können, falls meine Bitte Ihnen nicht als allzu indiskret erscheint. Albert Sorel C. English Translation 1. Letter dated May 13, 1904: Dear Sir, It is with great pleasure that I will attend your kind invitation for the 21st. I very much hope that nothing will prevent my wife from accompanying me; as for my father, he goes out very little, but I will try to get him to make an exception to the rule for this once. I plan to bring you the draft of the novel we spoke about shortly. Please tell Mme Lapanze, presenting my respects, how much I appreciate Daniel Lesueur's kindness. I am very happy that my small article did not displease her. Believe, dear Sir, in my collegial and friendly devotion. Albert-Emile Sorel May 13, 1904. 2. Letter dated May 19, 1904: Madam, I do not want to wait until Saturday evening to tell you how deeply touched I am by the letter you have done me the honor of writing. I am very glad that my article on your fine book, Le Cœur chemine, did not displease you; as for the judgment you are so kind to pass on my little novel, you can guess that I am infinitely touched by it: I shall try to express my feelings to you somewhat better in person. My wife asks me to convey her feelings of sympathy upon reading your work, and she will accompany me on Saturday evening, very eager to make your acquaintance. Need I speak to you of my friendship for your husband? You must know what my beginnings owe to him in terms of affectionate gratitude... Please believe, Madam, in my respectful devotion. Albert-Emile Sorel May 19, 1904. 3. Letter dated May 20, 1904: Dear Sir and Friend, I must ask for all your indulgence. I realize just now that my wife and I had accepted an invitation for tomorrow evening quite some time ago. I replied to your letter with so much pleasure that I forgot our prior engagement: please forgive my absent-mindedness. Would you allow us, if by chance we can free ourselves this evening – not too late – to spend a few moments at your place? Or else – you very kindly told me that Mme Lapanze and you receive on the first three Saturdays of each month – would you prefer us to postpone this visit to another date? Truly, I am confused, and if reproaches are directed at me, they only add harshly to my very keen regrets, I assure you. However, I must ask you to be the interpreter of my confusion to Mme Lapanze. Assure her at least, along with my wife's sympathies, of my very respectful sentiments and believe, dear Sir, in my young and very devoted friendship. Albert Sorel P.S. May I begin writing the novel for Le Gaulois, which you kindly spoke about to Mr. A. Meyer? A.S. May 20, 1904. 4. Letter dated June 4, 1904: Paris, June 4, 1904. Dear Sir, I have just found your letter and wish I could go this evening to thank you in person; since I am prevented from doing so, let this brief note quickly tell you how deeply I am moved by the way you announce this news to me, which is so important to me, as you know. To speak to you of my gratitude would burden you; I prefer to finish this novel with a care that will make me worthy of the trust you have shown me. One of these evenings – Monday, no doubt – I will come to see you at Le Gaulois and I fully intend in a fortnight – the third Saturday of the month – to pay my respects to Mme Lapanze: please convey them to her. Allow me to ask you – without indiscretion, I hope – to call me "dear friend" as in your previous letters; the "dear Sir" worries me... Believe in my sincere and very friendly devotion. Albert-Emile Sorel 5. Letter dated March 17, 1905: Paris, March 17, 1905 47 rue de Vaugirard Sir and Dear Collaborator, You are so obliging to my family and me that I am turning to your good disposition in favor of one of my friends. He is a young marine painter, my compatriot, whom I find very talented, but who is very little known in Paris. His name is Léon Leclerc, he exhibits canvases, and you would do me a very great favor if you could support his candidacy. It concerns the Société des artistes français. Thank you for anything you can do if my request does not seem too indiscreet to you. Albert Sorel #B912 We guarantee age and origi
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